| La philosophie de Yannick Agnel, un exemple à suivre |
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| La course et le sport | |||
| Écrit par JeFF | |||
| Mercredi, 06 Avril 2011 12:06 | |||
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La philosophie de Yannick Agnel, un exemple à suivreNous avons souvent discuté ici des désordres intérieurs que vivent certains sportifs à cause d’une mauvaise approche de la compétition, d’une vision à risque de cette dernière voire d’une quasi-ignorance des règles du jeu auquel ils jouent. Parce que soyons honnêtes ! A écouter quelques-uns nous parler de ces instants, il paraît complexe d’avoir envie de les vivre. Cependant, est-ce cohérent de redouter à ce point la compétition alors qu’elle n’est autre que le sens de leur engagement au quotidien ? Pour certains (trop à mon goût), tout se passe comme si la compétition était un problème. Et ça ! C’est véritablement un (sinon LE) problème !
Yannick Agnel, lui, ignore cette appréhension des choses. A l’écouter, tout semble excitant, attendu, fluide, son approche de la natation, du sport et des événements lui permettant de profiter de ce que d’autres redoutent. A la lecture de son interview dans L’Equipe Mag de ce week-end (2/04/2011, p.10-14), nous ne pouvons être que frappés par sa spécificité. Prenons l’exemple de son vécu de la chambre d’appel, qui représente un facteur potentiel de stress pour beaucoup de nageurs, d’athlètes. Lui, que nous confie-t-il ? : « Dans la chambre d’appel, je mesure la chance inouïe qui nous est donnée de vivre un moment si électrique, si intense » (p.12). Quand certains choisissent, dans une vision « le sport c’est la guerre », de voir l’adversaire comme un ennemi, Yannick Agnel préfère nager pour lui. Au sujet de ses adversaires, il explique : « Nous sommes concurrents et, sur une finale du 100 m, on ne va pas nager pour les autres. Mais pas obligatoirement contre, non plus ! On peut nager pour soi ! » (p.12) Lorsque le journaliste lui suggère qu’il puisse être perçu comme « l’ennemi » à battre, il poursuit son point de vue : « Je n’aime pas ce mot d’ennemi, ça fait référence à des choses qui n’ont rien à voir avec le sport. Ma vision du sport, et c’est presque une valeur que j’aimerais faire partager à tous, est celle de moment de fête. La compétition est un festival, il doit y avoir de la couleur, de l’émotion. Le sport, c’est la fête, même et surtout quand l’enjeu est énorme, et, si je ne vais pas jusqu’à prétendre que le gars dans la ligne d’eau d’à côté est forcément un ami, il ne sera jamais un ennemi. Il y a obligatoirement une notion de respect que l’on doit à ses pairs, à ceux qui contribuent à faire la course et le spectacle » (p.12). Sa façon d’appréhender la compétition le distingue nécessairement dans un monde où il apparaît de bon ton d’enfiler le costume du « tueur » qui veut « éliminer ses adversaires ». Si beaucoup s’adonnent au parallèle sport / guerre, Yannick Agnel, lui, préfère les « passerelles entre le sportif et l’artiste, le musicien par exemple » : « Cette idée de faire ses gammes dans l’ombre, cette nécessité impérieuse de travailler, de répéter pour que le concert, ou la compétition, devienne un moment où, en pleine lumière, l’émotion se crée et le plaisir se partage entre l’acteur et le spectateur. C’est ainsi que je perçois mon rôle. Cette façon d’aborder les choses permet de ne jamais se focaliser sur celui qui concourt dans la ligne d’eau d’à côté pour se concentrer uniquement sur sa propre performance » (p.14). De cette façon, notre nageur français se centre sur ce qui dépend de lui, sur ce qu’il maîtrise. Par ce mode de fonctionnement, cette philosophie, il se protège d’un grand nombre de parasitages potentiels et plus que tout, il savoure son vécu compétitif. Il apparaît comme un jeune homme en paix avec la règle du jeu et les enjeux de la compétition : « Je n’ai aucun problème pour savourer tout ce qui m’arrive. Le plaisir ne m’effraie pas ! J’ai la chance d’aimer m’entraîner et d’y prendre, déjà, du plaisir. Mais ça ne m’empêche pas d’en avoir encore plus quand tout le travail se traduit par une victoire » (p.14). Est-ce vraiment une chance ou un état d’esprit, une culture de la compétition que Yannick Agnel et son entourage ont minutieusement tissé, construit ? Nous croyons davantage, vous vous en doutez, en la deuxième proposition.
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Encore un grand rendez vous dans l'esprit sol...



05 avril 2011 , le 


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Commentaires
NOUS ETIONS 6 AU TRAIL DU MT AVRIL 5 SUR LE 10 TITI SUR LE 25 BELLE COURSE BEAU PARCOURS à VENIR ESSAYER L 'ANNEE PROCHAINE LES RESULTATS photos sur le site du mt avril à + Citer
le podium d'isabelle ce week end à épinac
ou elle se classe 2éme féminine surement
au sprint voyant les chronos bravo Citer
100% bel exemple pour tous bravo yannick Citer
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